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Il y a des mots qui naissent d’un besoin de comprendre, et d’autres qui naissent d’un besoin d’être compris.

Ce récit n’est ni une vérité absolue, ni une explication définitive.

C’est une fenêtre ouverte sur un vécu intime, parfois fragile, parfois intense, toujours sincère.

Si certains passages te touchent, tant mieux. Si d’autres te bousculent, prends le temps.

Ce petit texte n’a pas vocation à débattre, ni pour prescrire, ni pour définir qui que ce soit.

Il n’a pas la prétention d’être un guide, encore moins une science.

Il est simplement une main tendue, une manière de dire :
“Tu n’es pas seul. Tes tempêtes ne t’enlèvent rien.
Ta force existe, même les jours où tu ne la reconnais pas.”

Approche ces pages comme on s’approche d’un murmure :
avec douceur, avec patience, avec respect.

Une journée bipolaire avec TDAH

Il existe des jours qui ne se contentent pas d’exister.
Ils se déplient lentement, comme un livre qu’on ouvre avec précaution.
Ils respirent, tremblent, vacillent, réclament.
Cette journée en fait partie.
Une journée où l’on avance avec un cœur trop lourd et un esprit trop rapide.
Une journée où chaque instant devient une bataille invisible.

Le Brouillard du matin : Là où tout hésite !

Je me réveille comme on revient d’un rêve trop profond, arraché à une mer sombre et silencieuse.
Le monde flotte autour de moi, sans contours, sans repères.
La date m’échappe.
L’heure me glisse entre les doigts.
Je m’assois sur le canapé, immobile, et j’attends.
J’attends que quelque chose en moi se rallume — doucement, timidement, comme une lampe qu’on tente d’allumer sous la pluie.

L’assaut des souvenirs : la mémoire, les flashbacks

Je me réveille comme on revient d’un rêve trop profond, arraché à une mer sombre et silencieuse.
Le monde flotte autour de moi, sans contours, sans repères.
La date m’échappe.
L’heure me glisse entre les doigts.
Je m’assois sur le canapé, immobile, et j’attends.
J’attends que quelque chose en moi se rallume — doucement, timidement, comme une lampe qu’on tente d’allumer sous la pluie.

Le refuge de l’eau : L’endroit où tout s’apaise !

Je me réveille comme on revient d’un rêve trop profond, arraché à une mer sombre et silencieuse.
Le monde flotte autour de moi, sans contours, sans repères.
La date m’échappe.
L’heure me glisse entre les doigts.
Je m’assois sur le canapé, immobile, et j’attends.
J’attends que quelque chose en moi se rallume — doucement, timidement, comme une lampe qu’on tente d’allumer sous la pluie.

La sortie vers le monde : Premiers pas hors de moi !

Je sors.
La lumière me touche, et elle ne me fait pas mal cette fois.
Je n’ai pas faim, mais mon cœur s’éclaircit.
J’achète un petit‑déjeuner, simple et chaud.
Puis je marche vers la gare comme on marche vers une promesse.

Dans le train, je respire enfin.
Je lis.
Je mange.
Je regarde les paysages défiler comme des pages qu’on tourne.
Je décide d’aller à Bâle.
Une envie légère, presque joyeuse.
Avant d’arriver, je prends la seconde partie de mon traitement — un geste prudent, un geste tendre envers moi.

Le choc du monde réel : La ville trop bruyante !

À Bâle, tout va trop vite.
Les trams, les bus, les pas pressés, les voix.
La ville respire plus fort que moi.
Je sens l’anxiété monter, sournoise, profonde.
Et je me souviens : j’ai oublié mon anxiolytique.

Autrefois, j’aurais bu pour étouffer ce vertige.
Aujourd’hui, je n’en ai plus ni le besoin ni l’envie.
Alors je marche dans la ville comme un fantôme attentif.
Je regarde, mais rien ne m’accroche.

Errance sans couleur : Le décor sans voix !

Je monte dans un tram.
Je descends.
Je marche devant des vitrines sans les voir.
Tout semble figé derrière une vitre invisible.
Rien ne me rejoint.
La décision s’impose d’elle‑même :
rentrer, retrouver un espace où je peux respirer.

Retour difficile : Le labyrinthe des rails !

À Olten, la mécanique se brise :

un retard,

une correspondance ratée,

un quai trompeur,

une hésitation de trop.

 

Je sens ma capacité à réfléchir se fissurer.

Je me bats contre la confusion plus que contre la logique du trajet.

Je recommence.

Je me trompe.

Je recommence encore.

Je deviens un voyageur égaré dans sa propre tête.

L’effondrement du soir : Quand tout retombe d’un coup !

Je rentre avec plus d’une heure trente de retard.
L’épuisement tombe sur moi comme une chape.
Le corps proteste : douleurs, tensions.
L’esprit s’agite encore : irritation, excitation nerveuse.

Je m’assois.
Je ferme les yeux.
Je revis la journée sans jugement, juste pour mesurer ce qu’elle m’a pris — et ce qu’elle ne m’a pas volé.

Le courage invisible : Ce que personne ne voit

Ce n’était pas une mauvaise journée.
C’était une journée vécue avec une force silencieuse.
Une journée bipolaire avec TDAH :
faite d’ombres, de lumières, d’élans fragiles,
de chutes discrètes,
de renaissances minuscules.

Une journée qui ne demande qu’une chose :
qu’on reconnaisse le courage qu’elle exige,
minute après minute,
pas après pas.

Ce n’était pas une mauvaise journée.
C’était une journée vécue avec une force silencieuse.
Une journée bipolaire avec TDAH :
faite d’ombres, de lumières, d’élans fragiles,
de chutes discrètes,
de renaissances minuscules.

Une journée qui ne demande qu’une chose :

qu’on reconnaisse le courage qu’elle exige,

minute après minute,

pas après pas.